*Sophie nous remet ce courrier adressé à la direction de la CAF :

«  Je conteste ma radiation du dispositif RSA et le trop-perçu qui en est la conséquence, due au contrôle forcé et erroné d’un contrôleur de la CAF en visite chez M. F, qui m’héberge.
Je rappelle ma situation :
j’ai été expulsée par la force publique de mon domicile en juin 2006, après le décès de ma grand-mère, et recueillie par une connaissance, qui est un adulte handicapé présent le jour de mon expulsion pour m’éviter la rue, et d’entreprendre des démarches administratives (logement, dossier surendettement, etc.)
Etant donné des réponses négatives pour le logement privé, et la longue attente pour le logement social, cet hébergement s’est éternisé. Il avait par ailleurs besoin de mon aide, étant donné qu’en avril 2009, il est atteint d’une grave maladie. Nous n’avons pas de contrat de mariage, ni concubinage, ni PACS.
Une situation de solidarité mise à défaut par le contrôle erroné d’un contrôleur de la CAF en décembre 2009, une solidarité qui devient un délit. J’ai même été traitée de « délinquante » et M. F. de fraudeur envers la CAF par le médiateur de la République.
Le résultat de ce contrôle a eu pour conclusion la suppression du RSA pour moi, et la suppression des allocations logement pour M. F. De plus, nous avons reçu les trop-perçus d’un montant de 16 000€. M.F ne perçoit que le minimum vieillesse de 677€/mensuels+38€/ retr. complémentaire mensuelle.
Personnellement, je me retrouve avec zéro €, pour vivre, et un découvert bancaire de 220€+frais bancaires occasionnés, dus à cette suspension totale de prestation. M. F. s’est retrouvé avec un loyer de 315€ au lieu de 65€, et il doit faire face à des frais médicaux importants non remboursés par la CPCAM, ni la mutuelle de santé... »

NON AU DELIT DE SOLIDARITE

POUR UN REVENU DECENT, EGAL AU SMIC,
ET QUI PRENNE EN COMPTE LA PERSONNE CONCERNEE ET NON LE FOYER.

 

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